Incandescent et sans filtre : le nouveau roman de Cali, 15 ans

Publié par LaVieCali le

Dans la tête d’un adolescent, à 15 ans, tout se bouscule : l’amour qui déborde, l’envie de vivre par-dessus tout, l’espoir d’être enfin libre. Avec « Cavale ça veut dire s’échapper », Cali raconte les 15 ans de Bruno, ses 15 ans. Tout n’est pas rose à Vernet-les-Bains, dans cette bande de copains liés comme des frères. Mais ce roman n’en reste pas moins une belle histoire, dans laquelle l’auteur fuit les artifices littéraires et refuse les filtres bien-pensants. Il vous confie ses expériences et émotions sans ménagement : le style, très réaliste, offre l’agréable sensation de faire partie du petit groupe de jeunes, l’espace de quelque temps…

Cavale ça veut dire s'échapper, nouveau roman de Cali

L’amour, encore et toujours : premiers ébats et premiers chagrins

Aurait-il été possible d’écrire un roman dans la peau d’un adolescent sans parler d’amour ? « La sève monte », les premiers baisers font vibrer les cœurs. Mais quand une même fille trouble à la fois Alec et Bruno, l’amitié l’emporte malgré tout. Dans leur cocon, cette petite bande de copains se sent invulnérable, et avec eux, Bruno oublie ses démons.

Près de 10 ans après la perte de sa maman qu’il a racontée dans « Seuls les enfants savent aimer », Cali dépeint à nouveau le portait d’un jeune qui a résolument besoin d’amour.

Dans son premier récit, on l’a trouvé très sombre, parfois provocateur, mais aussi très sensible. Il n’a pas fondamentalement changé, mais il aborde cette fois la vie avec plus d’humour et de légèreté.

Sortie du 2e roman de Cali le 14 mars 2019 : Cavale ça veut dire s'échapper

Photo : Facebook officiel de Cali

Des mots habiles pour rendre la lecture vivante

Loin du registre enfantin de « Seuls les enfants savent aimer », « Cavale ça veut dire s’échapper » privilégie un ton brut. Cali laisse à nouveau la part belle aux mots simples, habilement travaillés pour mieux transporter le lecteur.

Du début à la fin, on baigne au milieu de cette bande de jeunes. Entre les bêtises d’ado et l’insouciance à Vernet-les-Bains, les désillusions et même le désespoir avec les filles, les rires, les larmes, les doutes, les grands rêves, on n’a pas une minute pour s’ennuyer ! Et cela fait tout le charme du livre, parce que la vie d’un ado, c’est ainsi, ça déborde de tous les sens, ça ressemble beaucoup à un ascenseur émotionnel. Il y a des hauts, des bas – et le récit paraît plus vrai que nature.

Entre les introspections parfois drôles et parfois plus cruelles, Cali évoque sans aucun tabou une adolescence à la fois heureuse et mélancolique, au travers de comportements aussi bien provocants qu’attendrissants. Ce garçon un peu perdu, comme beaucoup à 15 ans, qui n’a peur de rien devant ses amis mais qui redoute quand même certaines choses en secret, on s’y attache très vite.

Et puis la vivacité des dialogues nous emporte dans un tourbillon revigorant de jeunesse et de folie. Il y a Fernand, le trublion toujours là pour rire et Alec, le bel Alec, brillant par sa répartie et son sens de la mise en scène, que l’on apprécie de retrouver aux côtés de Bruno, comme 10 ans avant.

Photo : Yann Orhan

Un livre de bonheur et d’amour, comme pour garder le meilleur d’une année mémorable

Cali retrace le parcours de Bruno pendant son année de seconde, dans « Cavale ça veut dire s’échapper ». Bien qu’il s’agisse d’un roman, on sait évidemment qu’il est inspiré de sa vie, et qu’une part d’imaginaire intervient certainement, plus ou moins souvent (un mystère qu’on ne cherche pas à percer, pour profiter pleinement de la lecture).

Quand on a déjà lu « Seuls les enfants savent aimer », on saisit bien la continuité entre les deux histoires, même si l’on raconte différemment ses 15 ans et ses 6 ans. Cali parle de sa mère, qui lui manque encore et lui manquera perpétuellement. Il évoque brièvement sa famille, son père, sa mère, ses frères et sœurs, mais il concentre son récit sur l’amitié.

Graver les premières fois à jamais

Il a choisi de garder les choses qui se passent à la maison pour lui et de revenir sur les premiers flirts, le premier groupe de musique, les premières cuites et les premières cigarettes. Comme pour sceller à jamais un souvenir de cette période à la fois troublante et enchantée, entre moments d’euphorie et de détresse totale.

Ce deuxième livre rassurera tous ceux qui avaient peur pour ce petit Bruno désemparé de devoir continuer sans sa maman à 6 ans : malgré les difficultés, il a réussi à se construire progressivement. Il cherche toujours l’amour, il redoute moins la mort, il a simplement envie de vivre heureux.

Des échappatoires pour savourer la vie

Dans ses moments les plus sombres, on ressent des douleurs profondes, mais on cultive l’espoir qu’il ressorte encore plus fort de chaque mauvaise expérience. Car au fil du récit, Bruno trouve des échappatoires, avec la musique, ses amis, son groupe. Comme pour prouver que face aux pires déceptions, il y a forcément un moyen de partir en cavale, que ce soit dans le sens poétique ou concret du terme…

D’ailleurs, après avoir répété plusieurs fois qu’il n’allait pas mourir maintenant dans son premier roman, Cali joue avec une autre phrase dans le second : « on meurt demain, c’est ce soir qu’il faut s’amuser ». Alors suivez-le, échappez-vous avec lui le temps d’une lecture, vous en ressortirez le cœur comblé !

Cali dédicace son roman partout en France

Après avoir passé un week-end au Salon du Livre à Paris, Cali part sur la route des salons littéraires français. Il viendra dédicacer son livre et rencontrer ses lecteurs dans de nombreuses villes : n’hésitez pas à suivre son compte Facebook Officiel pour venir le trouver près de chez vous !

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1 commentaire

Bettannier Véronique · 23 mars 2019 à 16 h 52 min

Beau souvenir, Bruno je t’ai rencontré 2 fois à l’Atelier en concert à Luxembourg et ensuite à Metz avec Izia grâce à Jean Marie Sansey qui n’est plus là aujourd’hui… Tu es une belle personne, simple, humble… J’espère te revoir prochainement, passes tu en Lorraine, Metz,Thionville?… Véro Bettannier

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